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Égypte 23 novembre 2008 (08:16)
Canon G9 - 1/800 - f/4 - ISO/80

Le temple de Philae

Un peu au sud de la ville d’Assouan, parmi les îles granitiques de la première cataracte, se dresse le domaine de la déesse Isis, que l’on qualifie souvent comme étant la "Perle de l’Égypte".

Bien que le culte d’Isis se perde dans les origines de la civilisation pharaonique, l’édification de ce
sanctuaire est très tardive.

Mis en chantier par Nectanébo Ier (XXXe dynastie) et ensuite agrandi par les Ptolémées et les Romains, il sera le dernier bastion de la religion égyptienne.

Ce n’est qu’en 540 de notre ère, que l’empereur byzantin Justinien, fera fermer le temple et arrêter les prêtres.

À cette époque, le temple était alors fréquenté par les Blemmyes, redoutables tribus nubiennes, qui venaient encore y vénérer la déesse Isis.

Ce décret sonna le glas de la civilisation de l’Égypte ancienne car, plus personne n’était alors capable de déchiffrer les hiéroglyphes.

Les chrétiens s’installeront ensuite sur l’île et transformeront les sanctuaires en églises qui resteront en activité jusqu’au XIIIe siècle.

À son apogée, le site accueillait de nombreux pèlerins qui venaient vénérer la Grande Magicienne dont le culte se répandait jusqu’aux confins de l’Empire, notamment en Gaule.

Selon la légende, Isis veillait depuis Philae sur le tombeau de son frère et époux Osiris, construit sur l’île voisine de Biggeh.

Située à la porte méridionale de l’Égypte, Philae était le lieu d’accueil de la « Lointaine » lorsqu’elle revenait de la Nubie avec les bienfaits de l’inondation.

En se plongeant dans la première cataracte, elle perdait son caractère de déesse dangereuse pour retrouver ses aspects bénéfiques.

Il est l’un des trois temples ptolémaïques les mieux conservés, avec ceux d’Edfou et de Dendérah.

L’ensemble des édifices comprend le kiosque de Nectanébo, le temple monumental d’Isis avec ses dépendances, le kiosque de Trajan, l’arc de triomphe de Dioclétien et le petit temple dédié à la déesse Hathor.

Ici, l’architecture et les décorations d’origines égyptiennes, grecques et romaines s’harmonisent parfaitement.

La plupart des édifices qui étaient peints de couleurs vives purent encore être observés par les voyageurs du XIXe siècle.

Malheureusement, ils disparurent petit à petit, l’île était noyée chaque année, par les eaux de retenue du premier barrage d’Assouan construit en 1902.

La construction du Haut Barrage n’arrangea pas le problème puisque les temples furent alors immergés en permanence !

La campagne de sauvetage des temples de Nubie organisée par l’UNESCO, prit en charge le démontage des sanctuaires de Philae pour les reconstruire sur l’île voisine d’Agilkia.

Celle-ci fut préalablement remodelée pour lui donner la forme de l’île d’origine.

Les travaux durèrent de 1972 à 1980, et aujourd’hui, ce lieu empreint de magie, peut à nouveau nous émerveiller.

(Source : photosdegypte.net)

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Additional Photos by Robert Noulette (robob) Gold Star Critiquer/Gold Star Workshop Editor/Gold Note Writer [C: 583 W: 56 N: 762] (3648)
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